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La
plus ancienne référence qui concerne la cetera est un acte notarié qui
date de 1662. Mais l'origine médiévale de l'instrument permet de penser
que sa présence en Corse était bien antérieure.
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| Toujours est-il que tous les voyageurs, depuis lors, en attestent l'usage jusqu'en 1930, où elle disparaît, chassée par la vague de la guitare et de la mandoline. C'est un instrument à fond plat, piriforme, d'assez grande taille, à cordes métalliques doubles accordées à l'unisson ou à l'octave. Dans le cadre de la recherche menée par les artisans de la CORSICADA, une douzaine d'instruments ont étés découverts en Corse, dont certains en assez bon état. Grâce à un manuscrit musical de 1720 conservé au couvent de MARCASSU en Balagne, l'accord a pu être reconstitué, de l'aigu au grave : SOL, RÉ, SOL, SOL, FA, MIb, RÉ, DO. Cet accord, comme le nom, CETERA, à rapprocher du nom SETAR, iranien, ou CITAR, indien, indique clairement qu'il s'agit là d'une rémanence occidentale du vieux fond méditerranéen oriental. C'est pourquoi le luthier et virtuose Kurde TEMO a été sollicité pour participer à sa reconqête. Le joueur de cistre, Henry Agnel l'a adopté et forme aujourd'hui une nouvelle génération de cesteristes dans le cadre des activités de la CASA MUSICALE. De même, à partir des modèles retrouvés, d'autres formes ont été créées, une famille constituée avec basse et soprano, des instruments à 4 chœurs d'études pour enfants … | ![]() |
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